Apprendre à être moins anxieux

Apprendre à être moins anxieux

L’anxiété ne ressemble pas toujours à une crise visible. Elle s'immisce dans notre quotidien, et se traduit par des signes plus ou moins visibles : des pensées envahissantes, une boule au ventre, les muscles douloureux, une fatigue constante, des scénarios catastrophes, l’impression d’être toujours “en alerte”.

Et dans un monde où tout va vite, où les sollicitations sont permanentes, il est devenu difficile pour notre système nerveux de réellement souffler.

Comme l’explique le média L’Optimisme, l’anxiété n’est pas seulement une question individuelle. Elle est aussi liée à notre environnement, à notre rythme de vie, à ce que l’on absorbe chaque jour.

La bonne nouvelle ?
On ne contrôle pas toujours l’arrivée de l’anxiété, mais on peut apprendre à mieux vivre avec, à mieux comprendre ses déclencheurs et surtout à créer plus de sécurité intérieure.

L’anxiété : quand le cerveau veut nous protéger

À la base, l'anxiété est un mécanisme de protection. Elle sert à anticiper les dangers et s'en protéger. Le problème c'est quand cet état d'alerte est constant et pas forcément sur des signaux cohérents. 

Le cerveau va alors prendre des signaux banals comme des menaces : 

  • des notifications,
  • une décision à prendre
  • des interactions sociales,
  • des imprévus,
  • trop d'informations sensorielles.

Notre système nerveux finit par rester activé… même quand il n’y a pas de danger réel.

On ne peut pas toujours supprimer l’anxiété… mais on peut réduire la surcharge

Beaucoup de personnes anxieuses essaient de “contrôler leurs pensées”, de chercher à toujours contrer cette anxiété, de se mettre la pression à être calme, à aller bien. On se culpabilise mais parfois la solution peut venir de l'exterieur. 

Les stimulations sensoriels jouent un rôle énorme dans l’anxiété (trop de bruit, trop de lumière, trop d’informations ...), un entourage stressant (des personnes elles-mêmes anxieuses, de la pression à la performance, de la culpabilisation) ou encore une expositions constantes à des informations anxiogènes ou en trop grande quantité. 

Petit à petit, le cerveau sature.

5 façons douces d’apaiser un cerveau anxieux

1. Revenir dans le présent grâce aux sens

Quand les pensées tournent en boucle, le cerveau quitte le présent.

L’ancrage sensoriel aide à revenir ici et maintenant (4 exercices faciles à mettre en place ici)

Les mini SAM sont particulièrement utiles pour ça. Leurs textures variées offrent un point d’ancrage discret qui aide à détourner l’attention des pensées envahissantes.

Avoir quelque chose dans les mains peut réellement aider le système nerveux à redescendre.

2. Réduire les stimulations invisibles

On sous-estime souvent l’impact des micro-sollicitations (notifications, bruit de fond, lumière agressive, multitâche permanent)

Quelques ajustements peuvent déjà soulager le cerveau :

  • couper les notifications inutiles (perso j'ai aucune notifications sauf les applis de messageries),
  • mettre un timer à certaines applications comme Instagram ou TikTok pour éviter le scrolling infini qui nous bourre d'infos,
  • utiliser des lumières plus douces,
  • créer des moments sans écran,
  • porter un casque anti-bruit ou écouteurs réducteurs de bruits dans les endroit bruyants.

Moins de surcharge sensorielles c'est déjà plus d’espace mental.

3. Arrêter de vouloir “gérer seul·e”

L’anxiété isole souvent. Pourtant, verbaliser ce qu’on ressent peut diminuer énormément la pression intérieure.

Dire “Je suis un peu surchargé·e aujourd’hui” ou “J’ai besoin d’un moment calme” permet au cerveau de sortir du mode survie et de prévenir ton entourage que tu as besoin d'être tranquille.

Comme le montrent de nombreux témoignages de personnes anxieuses, apprendre à demander de l’aide ou simplement exprimer ses besoins change profondément la manière de vivre son anxiété. L'anxiété me pourrit la vie : r/france

4. Apprendre à reconnaître ses émotions pour apaiser l’anxiété

Quand on est anxieux·se, on cherche souvent à faire taire ce qu’on ressent :

“Je ne devrais pas stresser pour ça.”
“Je suis trop sensible.”
“Il faut que je me calme.”

Mais essayer d’ignorer une émotion ne la fait pas disparaître.
Au contraire, plus une émotion est mise de côté, plus elle peut prendre de place intérieurement.

Aujourd’hui, de nombreux professionnels de la santé mentale expliquent qu’identifier une émotion est déjà une première étape pour aller mieux. Mettre des mots permet au cerveau de comprendre ce qu’il se passe et de sortir un peu du mode “alerte”. 

Parfois, derrière ce qu’on appelle “anxiété”, il y a en réalité :

  • de la peur,
  • de la fatigue,
  • de la colère,
  • un sentiment d’insécurité,
  • un trop-plein d'informations. 

Prendre quelques secondes pour se demander : “Qu’est-ce que je ressens exactement là maintenant ?” peut déjà créer un espace intérieur plus apaisé.

Parce qu’au fond, l’objectif n’est pas de ne plus rien ressentir.
C’est plutôt d’apprendre à écouter ce qui se passe en soi avec un peu plus de douceur.

5. Accepter que l’anxiété fasse parfois partie du paysage

Vouloir supprimer totalement l’anxiété crée souvent… encore plus d’anxiété.

Beaucoup de personnes témoignent qu’elles vont mieux lorsqu’elles arrêtent de lutter contre chaque sensation et apprennent plutôt à vivre avec plus de bienveillance et d’écoute.

L'idée est d'accepter, d'être plus doux avec toi, et de trouver des ressources qui te conviennent et t'aident au quotidien (méditation, cohérence cardiaque, ancrage sensoriel, prendre l'air , avoir des rituels, manipuler des fidgets, etc.)

 

Conclusion : apprendre à s’écouter plutôt qu’à “tenir”

Apprendre à être moins anxieux, c’est apprendre :

  • à écouter son système nerveux,
  • à respecter ses limites,
  • à ralentir quand le corps dit stop,
  • et à construire ses propres ressources.

Petit à petit. Avec douceur. Et surtout sans culpabilité.

 

sources : 
Apprendre à reconnaître et nommer ses émotions pour se sentir mieux | Santé mentale
Psycom, le site d'informations sur la santé mentale
Repérer les signaux d'alerte - Parlons santé mentale ! | info.gouv.fr
https://loptimisme.com/faites-une-pause
Être moins anxieux : 5 leviers puissants validés par la science

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